PROTHÈSES MAMMAIRES
C’est l’intervention de correction des seins de volume insuffisant soit par insuffisance congénitale de développement de la glande mammaire, soit secondaire à une fonte de celle-ci consécutive à un amaigrissement important, à la ménopause ou le plus souvent aux grossesses et à l’allaitement.
On dispose actuellement principalement de deux grands types de prothèses : les prothèses pré-remplies de gel de silicone les plus utilisées, que l’on préférera, et les gonflables aux sérum physiologique qui malheureusement ont tendance à se dégonfler avec le temps. On utilisera de préférence la forme ronde pour les augmentations esthétiques, et la forme anatomique pour les reconstructions.
Unilatérale, elle est prise en charge par la sécurité sociale en cas "d'asymétrie majeure nécessitant une compensation dans le soutien-gorge, syndrome malformatif (sein tubéreux et syndrome dePoland)". Une procédure d'accord préalable est nécessaire.
Bilatérale, elle ne peut être prise en charge que pour "agénésie mammaire bilatérale et hypoplasie bilatérale sévère avec taille de bonnet inférieure à A, ou pour syndrome malformatif (sein tubéreux et syndrome de Poland)". Une procédure d'accord préalable est nécessaire.
Dans les autres cas, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle : l’ensemble des frais est à votre charge, et aucun arrêt de travail ne peut être prescrit.
Ce que corrige la plastie mammaire d'augmentation
- L'intervention augmente le volume du sein.
- Mais l'intervention ne corrige pas significativement la ptose éventuelle du sein, qui peut nécessiter une intervention associée spécifique (plastie mammaire).
Le bilan pré-opératoire va permettre de choisir le volume de l’implant en fonction des seins existants, de la morphologie générale et du désir de la patiente. La gamme des tailles étant très étendue le rôle de conseil du chirurgien est ici très important pour éviter de tomber dans les excès.
Une visite de l’anesthésiste et des examens généraux et une mammographie sont nécessaires à la recherche d’une éventuelle contre indication opératoire.Avant l’intervention
- 2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours minimum sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.
- Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.
- Une consultation d’anesthésie est obligatoire plusieurs jours avant l’intervention.
- Des photographies médicales sont toujours réalisées.
- Un soutien gorge de sport sans armature, et s'ouvrant par devant, est prescrit.
- Si l’intervention n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle de 15 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. De plus, l’ensemble des frais encourus est à votre charge puisqu’il s’agit d’une intervention purement esthétique.
- Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :
- Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
- Arrêt de la prise d’aspirine, d'anti-inflammatoires, ou d'anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.
- Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique.
- Eviter les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l'intervention.
L’intervention
- L’intervention se déroule toujours sous anesthésie générale, en position demi-assise.
- Vous êtes hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention à 7h30
- Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l'eau et le tabac).
Les cicatrices
Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des cicatrices. Elles sont positionnées sur le sein, et sont donc visibles. Selon les cas, il s'agit :
- Soit d'une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire
- Soit d'une cicatrice circulaire autour de la moitié inférieure de l’aréole
- Soit d'une cicatrice horizontale à travers l'aréole et le mamelon
- Soit d'une cicatrice dans l'aisselle, verticale derrière le relief du muscle grand pectoral.
Comme toutes les cicatrices, elles sont définitives et indélébiles. Leur aspect peut être rouge et visible pendant plusieurs mois. Totalement imprévisible, leur aspect définitif ne doit pas être jugé avant 1 an. Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an minimum (voir la fiche sur la cicatrisation).
Dans les suites opératoires
Une surveillance a lieu en salle de réveil d’abord, puis dans votre chambre. Un système de drainage aspiratif est habituellement mis en place pour réduire les risques d’hématome. Il est généralement conservé de 1 à 5 jours selon sa production. Le drainage n’empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu’il est possible. Le pansement est retiré le second jour après l’intervention. Un pansement léger sera réalisé et vous devrez porter le soutien-gorge sans armature prescrit en préopératoire. Il devra être porté nuit et jour pendant environ 2 mois. L’hospitalisation dure entre 1 et 3 jours selon les cas. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile. Les fils sont retirés entre 2 et 4 semaines après l’intervention, en une ou plusieurs fois. La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains. Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention. Puis tous les 5 ans et/ou en cas d'incident éventuel.De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :
- un oedème (gonflement) des seins. D'importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines, et peut parfois persister un mois ou plus.
- des ecchymoses ("bleus") des seins, souvent asymétriques. Elles persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
- Souvent des douleurs, qui empêchent de lever les bras pendant plusieurs jours. Plus marquées lorsque l'implant est placé derrière le muscle grand pectoral, elles sont soulagées par les traitements antalgiques.
La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par l'implant. Il faut toutefois en informer votre gynécologue et le radiologue. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence
quelques mois après l’intervention. La période d’arrêt de travail est de 8 à 15 jours environ. La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 2 mois. Le résultat définitif ne s’observe pas avant 3 à 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.
Les complications
Comme toute intervention chirurgicale, la plastie mammaire d'augmentation comporte des risques de complications post-opératoires.
Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), qui sont la complication la plus grave, qui peut être mortelle. Leur risque de survenue est augmenté si vous avez déjà eu de tels accidents auparavant. L'arrêt de la pilule un mois avant l'opération, le port de bas antithrombose, le lever précoce, et le traitement anticoagulant contribuent à réduire ce risque. L’hématome. Il est du au saignement de la zone opérée. Il peut imposer une réintervention chirurgicale sous anesthésie générale. Les médicaments susceptibles de faciliter les saignements doivent être arrêtés 15 jours avant l’intervention (aspirine, anti-inflammatoires,
anti-coagulants oraux). L'épanchement lymphatique, peut apparaître quelques semaines après l'intervention, et peut conduire à des ponctions répétées et/ou à une réintervention pour drainage. L’infection est exceptionnelle mais possible. Elle peut conduire à une réintervention sous anesthésie générale pour tenter de sauver l'implant infecté, ce qui n'est pas toujours possible. Il peut en effet devenir nécessaire d'enlever un implant infecté, puis d'attendre plusieurs mois après la cicatrisation pour en replacer un autre. Une désunion (lâchage) précoce des cicatrices, peut nécessiter une réintervention chirurgicale. Si la prothèse est exposée, il est le plus souvent nécessaire de l'enlever. Un pneumothorax par brèche pleurale est rare, mais possible. Modifications de la sensibilité : à type d'engourdissement, d'insensibilité, ou de sensations "bizarres" dans la région mamelonnaire, ces modifications sont fréquentes et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps (plusieurs mois ou années selon les cas). La nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire (cytostéatonécrose) se traduit par un nodule induré, qui peut parfois entraîner une reprise chirurgicale. Exceptionnellement, il s’agit de nécrose étendue de la glande mammaire. Des troubles de la cicatrisation peuvent apparaître : cicatrices larges, hypertrophiques, ou chéloïdes. Chacune peut nécessiter un traitement propre. La paralysie du membre supérieur par élongation du plexus brachial est très rare. Liée à la position du bras au cours de l'intervention, elle régresse spontanément dans un délai variable de quelques jours à quelques mois. Des kystes épidermiques peuvent s'observer sur la cicatrice périaréolaire. Les imperfections du résultat sont possibles. Il peut s’agir d’une asymétrie ou d’une correction insuffisante. Ces imperfections justifient parfois une nouvelle intervention plusieurs mois après l’intervention initiale. Toutefois, les patientes doivent admettre que la plastie mammaire d'augmentation étant pratiquée pour des raisons esthétiques, les résultats ne peuvent être appréciés que de façon subjective. Il est donc important de comprendre que le résultat obtenu peut ne pas correspondre exactement au résultat espéré. En particulier, la taille de soutien-gorge du sein implanté ne peut pas être garantie.Les complications plus spécifiques aux implants mammaires sont les suivantes :
Coque fibreuse périprothétique: risque majeur de cette intervention, imprévisible, pouvant survenir de façon unilatérale ou bilatérale, parfois plusieurs mois ou années après la mise en place de l'implant. Il s'agit d'une réaction de l'organisme autour du corps étranger que constitue l'implant. Lorsqu'elle est douloureuse et/ou inesthétique, la coque peut conduire à des réinterventions sous anesthésie générale, qui peuvent aboutir au maximum à l'ablation définitive de l'implant. Rupture ou dégonflement de l'implant (voir plus loin) : lorsque la prothèse fissurée ou rompue contient du sérum physiologique, elle se dégonfle plus ou moins vite. Lorsqu'elle contient du gel de silicone, ce dernier fuit autour de la prothèse, soit dans la coque fibreuse
(rupture intracapsulaire), soit au-delà de celle-ci. La réintervention chirurgicale n'est pas systématique et dépend de chaque cas particulier. Formation de plis ou aspect de vagues (voir plus loin) : plus souvent observé avec les implants remplis de sérum physiologique qu'avec ceux qui sont préremplis de gel de silicone, ce phénomène est d'autant plus fréquent que la patiente est maigre, et que ses seins naturels
sont petits. Vergetures : il est possible que des vergetures et/ou des petites veines apparaissent sur la
peau d'un sein implanté, surtout si l'implant est relativement volumineux.
INFORMATIONS RELATIVES AUX PATIENTES CANDIDATES A L'IMPLANTATION D'UNE
PROTHESE MAMMAIRE PRE-REMPLIE DE GEL DE SILICONE (AFSSAPS, 2004)
"Durée de vie de l'implant
Une prothèse remplie de gel de silicone a une durée de vie que l’on ne peut estimer précisément à priori puisqu’elle dépend de l’éventuelle survenue de complication. La durée de vie de l’implant ne peut être garantie. Une femme qui a un implant peut s’attendre à avoir d’autres interventions dans sa vie pour que l’effet bénéfique de l’implant soit maintenu.
Les risques liés aux implants mammaires pre-rémplis de gel de silicone
Ce document est destiné à vous apporter des informations générales sur les risques liés aux prothèses mammaires pré-remplies de gel de silicone. Ce document ne précise pas les risques liés à l’anesthésie et à la chirurgie. N’hésitez pas à demander à votre chirurgien des informations spécifiques sur l’implant que l’on a envisagé de mettre en place. Plusieurs complications peuvent être observées :
- la contracture capsulaire : La formation d’une capsule autour d’un implant relève d’un processus attendu. C’est une réaction normale de l’organisme qui forme une sorte de membrane, autour de tout tissu étranger afin de l’isoler et de se protéger. Dans certains cas, cette membrane s’épaissit et forme une véritable coque fibreuse autour de l’implant : il s’agit de la contracture capsulaire. On distingue 4 stades de fermeté qui vont de l’aspect normal indétectable aux formes sévères de coques avec sein dur, rond, fixé et parfois douloureux appelé contracture. La constitution de ces coques pourrait être favorisée par le passage de gel de silicone à travers l’enveloppe de la prothèse. La fréquence de cette complication ne peut être globalement estimée puisqu’elle varie en fonction de l’indication, du type et de la qualité de la prothèse et des conditions d’implantation. La coque expose surtout à une complication d’ordre esthétique mais il peut être nécessaire de réintervenir en cas de gêne fonctionnelle ou de douleur. La position de l’implant derrière le muscle pourrait diminuer la fréquence de constitution de coque. La technique chirurgicale alternative, précisée dans ce document, peut être proposée dans certains cas de reconstruction si le risque de contracture est élevé.
- La rupture : Il existe des facteurs favorisants tels qu’un traumatisme violent et l’ancienneté de l’implant. Lorsque l’implant rempli de gel de silicone se rompt, le gel peut soit rester dans l’enveloppe fibreuse qui entoure l’implant et cela peut passer inaperçu soit diffuser à travers l’enveloppe fibreuse et provoquer l’apparition d’une réaction à corps étranger sous forme de nodules (siliconomes) et des ganglions inflammatoires peuvent même apparaître. En cas de rupture, l’implant sera extrait et remplacé chirurgicalement et les signes inflammatoires disparaîtront.
- La formation de plis ou d'aspects de vagues : Les plis de l’enveloppe de l’implant peuvent être visibles sous la peau donnant un aspect de vagues, surtout dans la partie supérieure du sein. Ce phénomène serait d’autant plus fréquent que les prothèses sont préremplies d’un gel plus souple. Cette complication expose au risque de rupture par usure prématurée de l’enveloppe sur un pli.
Ce que vous devez savoir sur les implants mammaires
- L'allaitement : l’implant n’a pas de retentissement sur l’allaitement
- La mammographie : la présence d’un implant mammaire ayant une influence sur les examens radiologiques par rayons X, les femmes ayant un implant mammaire doivent bien préciser au radiologue qu’elles sont porteuses d’un implant de manière à ce que la technique soit adaptée.
- Le cancer du sein : la relation entre cancer du sein et implant a été recherchée et aucune relation entre les deux n’a été mise en évidence.
- Les complications générales de la silicone : les implants mammaires remplis de gel de silicone ont été accusés d’être responsables de déclencher diverses maladies inflammatoires chez certaines patientes. Aujourd’hui, les travaux scientifiques sur ce sujet sont rassurants : le risque de ces maladies inflammatoires chez les femmes porteuses d’implants mammaires remplis de gel de silicone reste très faible.
Le suivi d’un implant mammaire
Le suivi médical recommandé de toute personne ayant subi une implantation mammaire consiste en une consultation médicale :
- pendant la période post-opératoire précoce (au cours de la première quinzaine)
- 3 mois après l’implantation, lorsque l’inflammation a atteint son acmé,
- 1 an après l’intervention, pour apprécier l’état de la cicatrice
- en cas de complication, de suspicion de complication ou de traumatisme et au minimum tous les 5 ans La présence d’un implant mammaire ne soustrait pas à la surveillance médicale habituelle que ce soit dans le cadre de la surveillance gynécologique ou dans le cadre du dépistage du cancer du sein. La présence de l’implant mammaire doit être spécifiée par la patiente au médecin.
LA QUESTION DES SILICONES
Les conclusions du rapport remis en 1998 par la commission d'étude indépendante (Independant Review Group, ou IRG) au ministère de la santé sont les suivantes (disponible sur Internet) :
1. "Il n'y a pas de preuve histologique ni immunologique d'une réaction immunitaire anormale aux implants mammaires.
2. Il n'y a pas de preuve épidémiologique d'un lien quelconque entre les implants mammaires préremplis de gel de silicone et une quelconque maladie du tissu conjonctif. S'il existe un risque de maladie du tissu conjonctif, il est trop faible pour être quantifié. L'IRG ne peut pas justifier la recommandation d'études épidémiologiques complémentaires pour explorer cette hypothèse.
3. Il n'y a pas de preuve solide à l'existence d'une maladie du tissu conjonctif typique ou à des troubles indéfinis tels qu'un "empoisonnement à la silicone". Il est possible que d'autres pathologies telles qu'une infection chronique à bas bruit puissent exister dans certaines maladies non spécifiques rapportées chez quelques femmes porteuses d'implants
mammaires préremplis de gel de silicone.
4. La réponse biologique globale aux silicones correspond à une réaction à corps étranger conventionnelle, et non à une réaction toxique inhabituelle.
5. Il n'y a aucune preuve que les enfants des femmes porteuses d'implants mammaires préremplis de gel de silicone présentent un risque augmenté de maladie du tissu conjonctif.
6. L'IRG admet qu'il existe des questions telles que l'incidence exacte des ruptures, au sujet desquelles les données scientifiques sont incomplètes et ne permettent pas de tirer des conclusions rigoureuses."
Photos 1: Prothèses anatomiques 270 g, rétro-musculaire
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Photos 2: Prothèses ronde 180cc pré-musculaire
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RÉDUCTION MAMMAIRE
La plastie mammaire de réduction est une intervention chirurgicale qui permet de réduire le volume des seins hypertrophiques en retirant à la fois de la peau et de la glande mammaire en excès. Elle n'est prise en charge par la sécurité sociale que lorsque le chirurgien enlève plus de 300 grammes par sein opéré. Dans le cas contraire, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle: l’ensemble des frais est à votre charge, et en particulier aucun arrêt de travail ne peut vous être prescrit. Si une intervention est décidée, un devis vous sera remis par votre chirurgien lors de votre deuxième consultation.
L'intervention réduit le volume des seins, et corrige :
- la ptose, en remontant le sein
- et une éventuelle asymétrie préexistante.
La position de l’aréole et du mamelon est remontée par l'intervention.
Le bilan pré-opératoire va permettre d’apprécier :
- Le volume des seins.
- Le degré de la chute.
- La qualité de la peau, distendue ou tonique, avec ou sans vergetures
- L’état des mamelons qui peuvent être ombiliqués. Ce défaut pourra être corrigé dans le même temps opératoire. Une visite de l’anesthésiste et des examens généraux et une mammographie sont nécessaires à la recherche d’une éventuelle contre indication opératoire.
- 2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours au moins sont légalement obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.
- Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.
- Une consultation d’anesthésie est obligatoire et doit être faite au moins un mois avant l'intervention. Vous devez vous y rendre avec les résultats de la prise de sang que le chirurgien vous aura prescrite (dosage du fer sérique, numération formule sanguine).
- Des photographies médicales sont toujours réalisées.
- Un soutien gorge de sport sans armature, en tissu élastique et s'ouvrant par devant, est prescrit.
- Si l’intervention n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle de 15 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. De plus, l’ensemble des frais encourus est à votre charge puisqu’il s’agit d’une intervention purement esthétique.
- En revanche, en cas d’importante hypertrophie mammaire, les arrêts de travail et les différents frais sont pris en charge par la caisse d’assurance maladie.
- Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :
- Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
- Arrêt de la prise d’aspirine, d'anti-inflammatoires, ou d'anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.
- Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique.
- Eviter les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l'intervention. Quant à l'allaitement, il reste souvent possible après l'intervention, mais cela n'est ni garanti, ni conseillé.
L’intervention
- L’intervention se déroule toujours sous anesthésie générale, en position demi-assise, et dure entre 1h30 et 3 heures.
- Vous êtes hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention à 7h30
- Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l'eau et le tabac).
Après l’intervention
Une surveillance a lieu en salle de réveil d’abord, puis dans votre chambre. Un système de drainage aspiratif est habituellement mis en place pour réduire les risques d’hématome. Il est généralement conservé de 1 à 5 jours selon sa production. Le drainage n’empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu’il est possible. Le pansement est retiré le surlendemain de l’intervention. Un pansement léger sera réalisé et vous devrez porter le soutien-gorge sans armature prescrit avant l'intervention. Il devra être porté nuit et jour pendant 2 mois. L’hospitalisation dure entre 1 et 5 jours en moyenne. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile. Les fils sont retirés entre 2 et 4 semaines après l’intervention, en une ou plusieurs fois. La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains. Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention.De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :
- un oedème (gonflement) des seins. D'importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines, et peut parfois persister un mois ou plus.
- des ecchymoses ("bleus") des seins, souvent asymétriques. Elles persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
- une sensation de tension des seins. Elle s’estompe en quelques semaines.
- Parfois des douleurs, qui sont bien soulagées par les traitements antalgiques simples. Une gêne à l'élévation des bras est très souvent observée.
Les plasties mammaires peuvent entraîner une diminution de la sensibilité des aréoles, qui peut parfois être définitive. La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par la plastie mammaire de réduction. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence quelques mois après l’intervention. La période d’arrêt de travail est de 15 jours environ. La période d'arrêt des activités sportives est de 2 mois environ. Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices. Les plasties mammaires à cicatrice verticale seule ont un aspect très laid pendant les premières semaines. Il ne faut pas s'en inquiéter, car le sein prend sa forme naturelle en deux mois environ. Des retouches chirurgicales sont parfois possibles, sous anesthésie locale ou générale
selon les cas.
Les cicatrices
Si l'intervention apporte une amélioration fonctionnelle notable (habillement, sport, disparition des douleurs dorsales), elle impose des cicatrices, comme toute intervention chirurgicale. Elles sont situées sur le sein, et sont donc visibles. La cicatrice peut comporter 3 parties :
- une cicatrice circulaire autour de l’aréole, constante
- une cicatrice verticale située entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, quasi-constante
- et une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrice en T inversé). Cette cicatrice horizontale peut souvent être réduite ou même évitée si la morphologie du sein et l'élasticité de la peau le permettent.
Comme toutes les cicatrices, elles sont définitives et indélébiles. Leur aspect peut être rouge et visible pendant plusieurs mois. Totalement imprévisible, leur aspect définitif ne doit pas être jugé avant 1 an. Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an environ (voir la fiche sur la cicatrisation).
Les risques
Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans les conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication. Comme toute intervention chirurgicale, la plastie mammaire de réduction comporte des risques :
- les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), qui sont la complication la plus grave, qui peut être mortelle. Leur risque de survenue est augmenté si vous avez déjà eu de tels accidents auparavant. L'arrêt de la pilule un mois avant l'opération, le port de bas anti-thrombose, le lever précoce, et le traitement anticoagulant contribuent à réduire ce risque.
- L’hématome. Il est dû au saignement de la zone opérée. Lorsqu'il est important, il peut imposer une réintervention chirurgicale sous anesthésie générale. Les médicaments susceptibles de faciliter les saignements doivent être arrêtés 15 jours avant l’intervention (aspirine, anti-inflammatoires, anti-coagulants oraux).
- L'épanchement lymphatique, rare, peut conduire à des ponctions répétées et/ou à une réintervention pour drainage.
- La nécrose des aréoles peut être totale ou partielle. Elle est nettement favorisée par le tabagisme, qui altère durablement la circulation capillaire du sang, ainsi que par l'obésité. Elle entraîne habituellement des cicatrices larges. En cas de perte totale des aréoles, une reconstruction chirurgicale est proposée quelques mois après la cicatrisation complète, qui est elle-même longue et nécessite des pansements quotidiens à domicile pendant plusieurs semaines ou mois.
- La nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire (cytostéatonécrose) se traduit par un nodule induré, qui peut parfois entraîner une reprise chirurgicale. Exceptionnellement, il peut s’agir de nécrose étendue de la glande mammaire, qui nécessite des soins prolongés.
- L’infection est exceptionnelle mais possible. Elle peut conduire à un drainage chirurgical sous anesthésie générale.
- Modifications de la sensibilité : à type d'engourdissement, d'insensibilité, ou de sensations "bizarres" des aréoles et des mamelons, ces modifications sont fréquentes et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps (plusieurs mois ou années selon les cas). Elles peuvent néanmoins être définitives.
- Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu'elles sont larges et/ou des injections de corticoïdes lorsqu'elles sont hypertrophiques.
- Les "oreilles" cicatricielles situées à chaque extrémité des cicatrices horizontales peuvent aussi nécessiter une retouche chirurgicale plusieurs mois après l'intervention.
- Une désunion (lâchage) précoce des cicatrices, rare, peut nécessiter une réintervention chirurgicale.
- La paralysie du membre supérieur par élongation du plexus brachial est très rare. Liée à la position du bras au cours de l'intervention, elle régresse spontanément dans un délai variable de quelques jours à quelques mois.
- Des kystes épidermiques peuvent s'observer sur la cicatrice périaréolaire.
- Le tissu glandulaire enlevé est systématiquement analysé au laboratoire. Il est
exceptionnel mais possible de découvrir un cancer débutant, qui nécessite un traitement
propre.- Les imperfections du résultat sont possibles. Il peut s’agir d’une asymétrie ou d’une
correction insuffisante. Ces imperfections justifient parfois une retouche chirurgicale plusieurs
mois après l’intervention initiale.
PTOSE MAMMAIRE
Définition
La plastie mammaire pour ptose est une intervention chirurgicale qui permet de remonter en bonne position les seins qui tombent. Il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle : l’ensemble des frais est à votre charge, et en particulier aucun arrêt de travail ne peut vous être prescrit. Si l'intervention est décidée, un devis vous sera remis au cours de votre deuxième consultation.
Ce que corrige la plastie mammaire pour ptose
L'intervention a pour buts de retirer la peau excédentaire, de concentrer le volume glandulaire des seins, et de placer l'aréole et le mamelon en bonne position.
Les cicatrices
Comme pour toute intervention chirurgicale, il existe des cicatrices,. Elles sont situées sur le sein, et sont donc visibles. La cicatrice peut comporter 3 parties :
- une cicatrice circulaire autour de l’aréole, constante
- une cicatrice verticale située entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, quasi-constante
- et une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrice en T inversé). Cette cicatrice horizontale peut souvent être réduite ou même évitée si la morphologie du sein et l'élasticité de la peau le permettent.
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PETITE PTOSE
PTOSE MODEREE
PTOSE IMPORTANTE
Comme toutes les cicatrices, elles sont définitives et indélébiles. Leur aspect peut être rouge et visible pendant plusieurs mois. Totalement imprévisible, leur aspect définitif ne doit pas être jugé avant 1 an. Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an environ (voir la fiche sur la cicatrisation).
Le bilan opératoire
- Un examen permet d’apprécier :
- L’importance de la ptose ; il faudra mettre en balance l’amélioration esthétique prévisible obtenue par sa correction avec les cicatrices que cela va entraîner. Une ptose légère de un ou deux centimètres au dessous du sillon ne justifiera pas sa correction, on pourra éventuellement la masquer par une augmentation de volume seule qui ne laisse pratiquement pas de cicatrice visible.
La qualité de cicatrisation de la patiente, en recherchant d’anciennes cicatrices.- Le volume des seins pour éventuellement le corriger par une diminution ou une augmentation par un implant.
- L’état des mamelons qui peuvent être ombiliqués. Ce défaut peut être corrigé dans le même temps opératoire.Une visite de l’anesthésiste et des examens généraux et une mammographie sont nécessaires à la recherche d’une éventuelle contre indication opératoire.
- 2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours au moins sont obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.
- Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.
- Une consultation d’anesthésie est obligatoire et doit être faite au moins un mois avant l'intervention. Vous devez vous y rendre avec les résultats de la prise de sang que le chirurgien vous aura prescrite (dosage du fer sérique, numération formule sanguine).
- Des photographies médicales sont toujours réalisées.
- Un soutien gorge de sport sans armature, en tissu élastique et s'ouvrant par devant, est prescrit.
- Prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle de 8 à 15 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. De plus, l’ensemble des frais encourus est à votre charge puisqu’il s’agit d’une intervention purement esthétique.
- Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :
- Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
- Arrêt de la prise d’aspirine, d'anti-inflammatoires, ou d'anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.
- Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique.
- Eviter les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l'intervention. Quant à l'allaitement, il reste souvent possible après l'intervention, mais cela n'est ni assuré, ni conseillé.
L’intervention
- L’intervention se déroule toujours sous anesthésie générale, en position demi-assise, et dure entre 1h30 et 3 heures.
- Vous êtes hospitalisée le matin de l’intervention à 7h30
- Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l'eau et le tabac).
Après l’intervention
- Une surveillance a lieu en salle de réveil d’abord, puis dans votre chambre.
- Un système de drainage aspiratif est habituellement mis en place pour réduire les risques d’hématome. Il est généralement conservé de 1 à 5 jours selon sa production. Le drainage n’empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu’il est possible.
- Le pansement est retiré le surlendemain de l’intervention. Un pansement léger sera réalisé et vous devrez porter le soutien-gorge sans armature prescrit avant l'intervention. Il devra être porté nuit et jour pendant 2 mois.
- L’hospitalisation dure 1 à 2 jours environ. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.
- Les fils sont retirés entre 2 et 4 semaines après l’intervention, en une ou plusieurs fois.
- La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains.
- Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention.
- De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :
- un oedème (gonflement) des seins. D'importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines, et peut parfois persister un mois ou plus.
- des ecchymoses ("bleus") des seins, souvent asymétriques. Elles persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
- une sensation de tension des seins. Elle s’estompe en quelques semaines.
- Parfois des douleurs, qui sont bien soulagées par les traitements antalgiques simples. Une gêne à l'élévation des bras est très souvent observée.
- Les plasties mammaires peuvent entraîner une diminution de la sensibilité des aréoles, qui peut parfois être définitive.
- La surveillance des seins par mammographie dans le cadre du dépistage systématique du cancer du sein n’est pas ou peu perturbée par la plastie mammaire de réduction. Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence quelques mois après l’intervention.
- La période d’arrêt de travail est de 8 à 15 jours environ.
- La période d'arrêt des activités sportives est de 2 mois environ.
- Le résultat définitif ne s’observe pas avant 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.
- Les plasties mammaires à cicatrice verticale seule ont un aspect très laid pendant les premières semaines. Il ne faut pas s'en inquiéter, car le sein prend sa forme naturelle en deux mois environ.
- Des retouches chirurgicales sont parfois possibles, sous anesthésie locale ou générale selon les cas.
Le résultat
Comme pour l’hypertrophie mammaire, il ne s’apprécie qu’au bout de six mois à un an lorsque le sein aura pris son galbe définitif et les cicatrices auront terminé leur évolution.
Le sein obtenu a une forme naturelle et agréable .
Les cicatrices cachées par le sillon en position debout sont par contre découvertes en position couchée. Dans la plupart des cas elles sont peu visibles ; mais, quelque soit la qualité de la suture et des soins post-opératoires, certaines personnes font des cicatrices de mauvaise qualité alors assez visibles, qui, toutefois, restent cachées par le maillot de bain.
Le sein opéré va ensuite se comporter comme un sein naturel devant la grossesse, l’amaigrissement, le vieillissement….En particulier l’allaitement est possible.
Les risques
Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans les conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complication. Comme toute intervention chirurgicale, la plastie mammaire pour ptose comporte des risques :
Photos 1: cure de ptose mammaire
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