Docteur Eric BOUHANNA


Chirurgie réparatrice & esthétique - Paris

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DOCTEUR ERIC BOUHANNA

14, Rue Théodore De Banville

75017 Paris, Métro : péreire

01 47 54 95 16

ESTHÉTIQUE

RÉPARATRICE

MÉDECINE ESTHÉTIQUE

Site d'informations sur la    chirurgie esthétique & réparatrice

RÉDUCTION MAMMAIRE

 

GÉNÉRALITÉS RÉDUCTION MAMMAIRE

 

La plastie mammaire de réduction est une intervention chirurgicale qui permet de réduire le volume des seins hypertrophiques en retirant à la fois de la peau et de la glande mammaire en excès.

Elle n'est prise en charge par la sécurité sociale que lorsque le chirurgien enlève plus de 300 grammes par sein opéré.

Dans le cas contraire, il s’agit d’une intervention de chirurgie esthétique, qui n’est prise en charge ni par la sécurité sociale, ni par la mutuelle: l’ensemble des frais est à votre charge, et en particulier aucun arrêt de travail ne peut vous être prescrit. Si une intervention est décidée, un devis vous sera remis par votre chirurgien lors de votre deuxième consultation.

L'intervention réduit le volume des seins, et corrige la ptose, en remontant le sein et une éventuelle asymétrie préexistante.
La position de l’aréole et du mamelon est remontée par l'intervention.

 

 

CICATRICES APRÈS UNE RÉDUCTION MAMMAIRE

 

Si l'intervention apporte une amélioration fonctionnelle notable (habillement, sport, disparition des douleurs dorsales), elle impose des cicatrices, comme toute intervention chirurgicale. Elles sont situées sur le sein, et sont donc visibles. La cicatrice peut comporter 3 parties :

  • une cicatrice circulaire autour de l’aréole, constante
  • une cicatrice verticale située entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, quasi-constante
  • et une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrice en T inversé). Cette cicatrice horizontale peut souvent être réduite ou même évitée si la morphologie du sein et l'élasticité de la peau le permettent.

Comme toutes les cicatrices, elles sont définitives et indélébiles. Leur aspect peut être rouge et visible pendant plusieurs mois. Totalement imprévisible, leur aspect définitif ne doit pas être jugé avant 1 an. Elles doivent être protégées du soleil pendant 1 an.

 

 

 

BILAN PRÉ-OPÉRATOIRE AVANT LA RÉALISATION D'UNE RÉDUCTION MAMMAIRE

 

Un examen clinique permet d’apprécier :

  • Le volume des seins.
  • Le degré de la chute.
  • La qualité de la peau, distendue ou tonique, avec ou sans vergetures
  • L’état des mamelons qui peuvent être ombiliqués. Ce défaut pourra être corrigé dans le même temps opératoire.

Une visite de l’anesthésiste, des examens généraux et une mammographie sont nécessaires à la recherche d’une éventuelle contre indication opératoire.

2 consultations de chirurgie espacées de 15 jours au moins sont légalement obligatoires avant tout acte de chirurgie esthétique.

Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.

Une consultation d’anesthésie est obligatoire et doit être faite au moins un mois avant l'intervention.

Des photographies médicales sont toujours réalisées.

Un soutien gorge de sport sans armature, en tissu élastique et s'ouvrant par devant, est prescrit.

Si l’intervention n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période d'indisponibilité professionnelle de 15 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit. De plus, l’ensemble des frais encourus est à votre charge puisqu’il s’agit d’une intervention purement esthétique.

En revanche, en cas d’importante hypertrophie mammaire, les arrêts de travail et les différents frais sont pris en charge par la caisse d’assurance maladie.

Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :

  • Arrêt strict du tabac 2 mois avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
  • Arrêt de la prise d’aspirine, d'anti-inflammatoires, ou d'anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique.
  • Arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention, pour diminuer le risque thrombo-embolique.
  • Eviter les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l'intervention. Quant à l'allaitement, il reste souvent possible après l'intervention, mais cela n'est ni garanti, ni conseillé.

 

 

INTERVENTION POUR RÉDUCTION MAMMAIRE

 

  • L’intervention de réduction mammaire se déroule toujours sous anesthésie générale, en position demi-assise, et dure entre 1h30 et 3 heures.
    Vous êtes hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention à 7h00
    Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l'eau et le tabac).

 

SUITES OPÉRATOIRES APRÈS UNE RÉDUCTION MAMMAIRE

 

Une surveillance a lieu en salle de réveil, puis dans votre chambre.

Un système de drainage aspiratif est habituellement mis en place pour réduire les risques d’hématome mammaire. Il est généralement conservé de 1 à 5 jours selon sa production. Le drainage n’empêche pas le retour à domicile, si le chirurgien considère qu’il est possible.

Le pansement est retiré le lendemain de l’intervention. Un pansement léger sera réalisé et vous devrez porter le soutien-gorge sans armature prescrit en préopératoire. Il devra être porté nuit et jour pendant environ 1 mois.

L’hospitalisation dure entre 1 et 2 jours selon les cas. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.

Il n'y a aucun fils à retirer, les sutures sont entièrement résorbables.

La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains.

Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention. Puis tous les 5 ans et/ou en cas d'incident éventuel.

De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent l’intervention :

  • un oedème (gonflement) des seins. D'importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines, et peut parfois persister un mois ou plus.
  • des ecchymoses ("bleus") des seins, souvent asymétriques. Elles persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
  • Les douleurs sont modérées et bien soulagées par les traitements antalgiques.
  • Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence quelques mois après l’intervention.
  • La période d’arrêt de travail est de 8 à 15 jours environ.
  • La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 2 mois.

 

RÉSULTATS APRÈS UNE RÉDUCTION MAMMAIRE

 

L'intervention réduit le volume des seins, et corrige la ptose, en remontant le sein et une éventuelle asymétrie préexistante.
La position de l’aréole et du mamelon est remontée par l'intervention.

 

 

LES RISQUES APRÈS UNE RÉDUCTION MAMMAIRE

 

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit dans les conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et à la réglementation en vigueur, expose à un risque de complications.

Comme toute intervention chirurgicale, la plastie mammaire de réduction comporte des risques :

  • les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire), qui sont la complication la plus grave, qui peut être mortelle. Leur risque de survenue est augmenté si vous avez déjà eu de tels accidents auparavant. L'arrêt de la pilule un mois avant l'opération, le port de bas anti-thrombose, le lever précoce, et le traitement anticoagulant contribuent à réduire ce risque.
  • L’hématome. Il est dû au saignement de la zone opérée. Lorsqu'il est important, il peut imposer une réintervention chirurgicale sous anesthésie générale. Les médicaments susceptibles de faciliter les saignements doivent être arrêtés 15 jours avant l’intervention (aspirine, anti-inflammatoires, anti-coagulants oraux).
  • L'épanchement lymphatique, rare, peut conduire à des ponctions répétées et/ou à une réintervention pour drainage.
  • La nécrose des aréoles peut être totale ou partielle. Elle est nettement favorisée par le tabagisme, qui altère durablement la circulation capillaire du sang, ainsi que par l'obésité. Elle entraîne habituellement des cicatrices larges. En cas de perte totale des aréoles, une reconstruction chirurgicale est proposée quelques mois après la cicatrisation complète, qui est elle-même longue et nécessite des pansements quotidiens à domicile pendant plusieurs semaines ou mois.
  • La nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire (cytostéatonécrose) se traduit par un nodule induré, qui peut parfois entraîner une reprise chirurgicale. Exceptionnellement, il peut s’agir de nécrose étendue de la glande mammaire, qui nécessite des soins prolongés.
  • L’infection est exceptionnelle mais possible. Elle peut conduire à un drainage chirurgical sous anesthésie générale.
  • Modifications de la sensibilité : à type d'engourdissement, d'insensibilité, ou de sensations "bizarres" des aréoles et des mamelons, ces modifications sont fréquentes et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps (plusieurs mois ou années selon les cas). Elles peuvent néanmoins être définitives.
  • Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu'elles sont larges et/ou des injections de corticoïdes lorsqu'elles sont hypertrophiques.
  • Les "oreilles" cicatricielles situées à chaque extrémité des cicatrices horizontales peuvent aussi nécessiter une retouche chirurgicale plusieurs mois après l'intervention.
  • Une désunion (lâchage) précoce des cicatrices, rare, peut nécessiter une réintervention chirurgicale.
  • La paralysie du membre supérieur par élongation du plexus brachial est très rare. Liée à la position du bras au cours de l'intervention, elle régresse spontanément dans un délai variable de quelques jours à quelques mois.
  • Des kystes épidermiques peuvent s'observer sur la cicatrice périaréolaire.
  • Le tissu glandulaire enlevé est systématiquement analysé au laboratoire. Il est
    exceptionnel mais possible de découvrir un cancer débutant
    , qui nécessite un traitement
    propre.
  • Les imperfections du résultat sont possibles. Il peut s’agir d’une asymétrie ou d’une
    correction insuffisante. Ces imperfections justifient parfois une retouche chirurgicale plusieurs
    mois après l’intervention initiale.