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lifting mammaireLe lifting mammaire pour ptose est une intervention de chirurgie esthétique qui permet de remonter les seins qui tombent et de redonner ainsi une poitrine ferme, projetée et naturelle.

Le principe du lifting mammaire est de retirer la peau excédentaire, de concentrer le volume glandulaire des seins, et de placer l’aréole et le mamelon en bonne position.

CICATRICES APRÈS UN LIFTING MAMMAIRE

La cicatrice peut comporter 3 parties :

  • une cicatrice circulaire autour de l’aréole, constante
  • une cicatrice verticale située entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous-mammaire, quasi-constante
  • et une cicatrice horizontale dans le sillon sous-mammaire (cicatrice en T inversé). Cette cicatrice horizontale peut souvent être réduite ou même évitée si la morphologie du sein et l’élasticité de la peau le permettent.

PETITE PTOSE DU SEIN

réduction du sein en retirant l'excès de peau autour de l'aréole

Réduction du sein en retirant l’excès de peau autour de l’aréole

réduction mammaire péri-aréolaire

Cicatrice péri-aréolaire du sein


PTOSE MODEREE DU SEIN

réduction de la poitrine

Réduction du sein en retirant l’excès de peau autour de l’aréole et à la partie inférieure du sein

plastie mammaire de réduction

Cicatrice de réduction du sein péri-aréolaire et verticale


PTOSE IMPORTANTE

réduction volume mamma ire

Réduction du sein en retirant largement l’excès de peau autour de l’aréole et sous le sein

plastie mammaire de réduction

Cicatrice de réduction mammaire autour de l’aréole, verticale et dans le sillon sous mammaire


BILAN PRÉ-OPÉRATOIRE

Un examen clinique permet d’apprécier :

  • Le volume de la poitrine.
  • Le degré de la chute des seins.
  • La qualité de la peau du sein, distendue ou tonique, avec ou sans vergetures
  • L’état des mamelons qui peuvent être ombiliqués. Ce défaut pourra être corrigé dans le même temps opératoire.

Une visite de l’anesthésiste, des examens généraux et une mammographie sont nécessaires avant un lifting de la poitrine à la recherche d’une éventuelle contre indication opératoire.

Une mammographie pré-opératoire est systématique chez les femmes de plus de 35 ans ou ayant des facteurs de risque de cancer du sein.

Une consultation d’anesthésie est obligatoire avant une cure de ptose mammaire.

Des photographies médicales de la poitrine sont toujours réalisées.

Un soutien gorge de sport sans armature, en tissu élastique et s’ouvrant par devant, est prescrit.

Le lifting mammaire n’est pas prise en charge par la sécurité sociale, prévoyez une période d‘indisponibilité professionnelle de 7 jours environ après l’intervention, car aucun arrêt de travail ne pourra vous être prescrit.

Les consignes médicales systématiques les plus importantes sont les suivantes :

  • Arrêt strict du tabac avant l’intervention, pour réduire le risque de nécrose cutanée.
  • Arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires, ou d’anti-coagulants oraux dans les 15 jours qui précèdent l’intervention, pour réduire le risque hémorragique avec accord de votre médecin traitant ou cardiologue.
  • Eviter les grossesses dans les 2 ans qui suivent l’intervention pour éviter de détériorer le résultat esthétique de l’intervention. Quant à l’allaitement, il reste souvent possible après un lifting mammaire, mais cela n’est ni garanti, ni conseillé.

INTERVENTION

Le lifting mammaire se déroule toujours sous anesthésie générale, en position demi-assise, et dure entre 1h30 et 3 heures.
Vous êtes hospitalisée le matin de l’intervention entre 7h00 et 7 h30
Vous devez impérativement être à jeun depuis minuit (y compris pour l’eau et le tabac).

SUITES OPÉRATOIRES

Une surveillance a lieu en salle de réveil, puis dans votre chambre.

Un système de drainage aspiratif est habituellement mis en place pour réduire les risques d’hématome. Il est généralement conservé pendant 24 heures selon sa production.

Le pansement mammaire est retiré le lendemain de l’intervention. Un pansement léger sera réalisé et vous devrez porter le soutien-gorge sans armature prescrit en préopératoire. Il devra être porté nuit et jour pendant environ 1 mois.

L’hospitalisation dure entre 1 et 2 jours selon les cas. Il est recommandé qu’une personne accompagne votre retour à domicile.

Il n’y a aucun fil à retirer, les sutures sont entièrement résorbables.

La première douche est autorisée le lendemain de l’ablation des drains.

Plusieurs consultations de contrôle sont réalisées, environ 1 mois, 3 mois, 6 mois et 1 an après l’intervention. Puis tous les 5 ans et/ou en cas d’incident éventuel.

De façon classique et habituelle, il existe pendant les premières semaines ou les premiers mois qui suivent la cure de ptôse mammaire :

  • un oedème (gonflement) des seins. D’importance variable, il peut être asymétrique. Il s’estompe dans les premières semaines, et peut parfois persister un mois ou plus.
  • des ecchymoses (« bleus ») des seins, souvent asymétriques. Elles persistent pendant quelques semaines, et au moins 15 à 21 jours.
  • Les douleurs de la poitrine sont modérées et bien soulagées par les traitements antalgiques.
  • Il est conseillé de pratiquer une mammographie de référence quelques mois après l’intervention.
  • La période d’arrêt de travail est de 8 à 15 jours environ.
  • La reprise des activités sportives doit être progressive, à partir de 2 mois.

RÉSULTATS APRÈS UN LIFTING MAMMAIRE

Au cours des trois premières semaines les seins apparaissent figés et légèrement ascencionnés, puis la poitrine va progressivement retomber et s’assouplir. Le galbe des seins va alors bien se dessiner donnant un aspect naturel.

Le résultat définitif d’un lifting mammaire ne s’observe pas avant 3 à 6 mois quant au volume et à la forme des seins. Il faut attendre au moins 12 mois pour juger de l’aspect définitif des cicatrices.

chute de la poitrine

importante chute des seins après amaigrissement

lifting de la poitrine

Résultat à 9 mois d’un lifting de la poitrine avec repositionnement des aréoles


LES RISQUES APRÈS UN LIFTING MAMMAIRE

Comme toute intervention chirurgicale, le lifting mammaire comporte des risques :

  • les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire): le port de bas anti-thromboses et le lever précoce permettent de réduire ce risque.
  • L’hématome. Il est dû au saignement de la zone opérée. Lorsqu’il est important, il peut imposer une réintervention chirurgicale sous anesthésie générale.
  • La nécrose des aréoles peut être totale ou partielle. Elle est nettement favorisée par le tabagisme, qui altère durablement la circulation capillaire du sang, ainsi que par l’obésité. Elle entraîne habituellement des cicatrices larges. En cas de perte totale des aréoles, une reconstruction chirurgicale est proposée quelques mois après la cicatrisation complète, qui est elle-même longue et nécessite des pansements quotidiens à domicile pendant plusieurs semaines ou mois.
  • La nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire (cytostéatonécrose) se traduit par un nodule induré, qui peut parfois entraîner une reprise chirurgicale. Exceptionnellement, il peut s’agir de nécrose étendue de la glande mammaire, qui nécessite des soins prolongés.
  • L’infection est exceptionnelle mais possible. Elle peut conduire à un drainage chirurgical sous anesthésie générale.
  • Modifications de la sensibilité : à type d’engourdissement, d’insensibilité, ou de sensations « bizarres » des aréoles et des mamelons, ces modifications sont fréquentes et disparaissent habituellement, au moins partiellement, avec le temps (plusieurs mois ou années selon les cas). Elles peuvent néanmoins être définitives.
  • Les cicatrices peuvent être larges ou hypertrophiques (en relief), de façon imprévisible. Elles peuvent parfois nécessiter une retouche chirurgicale lorsqu’elles sont larges et/ou des injections de corticoïdes lorsqu’elles sont hypertrophiques.
  • Les « oreilles » cicatricielles situées à chaque extrémité des cicatrices horizontales peuvent aussi nécessiter une retouche chirurgicale plusieurs mois après l’intervention.
  • Une désunion (lâchage) précoce des cicatrices, rare, peut nécessiter une réintervention chirurgicale.
  • La paralysie du membre supérieur par élongation du plexus brachial est très rare. Liée à la position du bras au cours de l’intervention, elle régresse spontanément dans un délai variable de quelques jours à quelques mois.
  • Des kystes épidermiques peuvent s’observer sur la cicatrice périaréolaire.
  • Le tissu glandulaire enlevé est systématiquement analysé au laboratoire. Il est
    exceptionnel mais possible de découvrir un cancer débutant, qui nécessite un traitement
    propre.
  • Les imperfections du résultat sont possibles. Il peut s’agir d’une asymétrie ou d’une
    correction insuffisante. Ces imperfections justifient parfois une retouche chirurgicale plusieurs
    mois après l’intervention initiale.