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dermabrasionLa dermabrasion est réalisée à l’aide d’une brosse ou d’une fraise rotative, à surface rugueuse reliée à une pièce à main et un moteur électrique.

Elle consiste en l’élimination de la couche superficielle de la peau, c’est-à-dire l’épiderme et peut aller jusqu’au derme superficiel. Saprofondeur est fonction de l’importance du défaut à corriger, de la zone à traiter, de la qualité de la peau et du but recherché.

Ensuite cette couche superficielle détruite se restaurera grâce aux phénomènes naturels de cicatrisation.
C’est cette restauration de la surface cutanée qui créera un aspect plus lisse : c’est un lissage mécanique qui va gommer, plus ou moins, les imperfections que l’on désire traiter.

De plus, la cicatrisation dermo-épidermique se fera avec une certaine rétraction cutanée, véritable effet « tenseur » cutané, variable et plus ou moins important selon les cas.

DÉROULEMENT D’UNE SÉANCE DE DERMABRASION

Après nettoyage et désinfection de la peau et installation des champs stériles, la dermabrasion se fait par une brosse ou une fraise rotative de dimension, de forme et de grain variables, reliée à une pièce à main et un moteur électrique permettant une vitesse de rotation élevée (15 à 35.000 tours/minute).

La profondeur de la dermabrasion est fonction de l’importance du défaut à corriger, de la zone à traiter, de la qualité de la peau et du but recherché.

La délicatesse du geste est maximale lorsqu’on se rapproche des paupières, des cheveux, dessourcils, de la muqueuse labiale.

La fin de la dermabrasion voit le derme mis à nu ce qui entraîne un saignement.

Ce derme doit alors être recouvert et protégé :

  • Soit par un pansement fermé, sec ou gras, à refaire tous les jours du fait du suintement important.
  • Soit par un pansement ouvert qui consiste en l’application de corps gras vaseliné à répéter pluriquotidiennement.

SUITES OPÉRATOIRES

Immédiatement après la dermabrasion, un exsudat se forme à la surface du derme mis à nu ce qui entraîne rougeur, œdème et suintement.

Dès le 5ème jour, une mince couche épidermique se reforme : elle est très fragile car ses attaches avec le derme sous-jacent sont encore fragiles, d’où le danger de frottement, de traumatisme, de grattage.

Des soins locaux, à base de corps gras ou de pansements vont favoriser et protéger jusqu’àcicatrisation complète, obtenue en 10 à 15 jours. Bien dirigés par votre chirurgien, ces soins locaux éviteront l’apparition de croûtes, qui même si elles ne sont pas souhaitables peuvent éventuellement se former et ne devront pas être arrachées pour respecter la cicatrisation sous-jacente en cours et ne pas faire courir le risque d’une éventuelle cicatrice résiduelle.

Progressivement, une peau de meilleure tonicité, plus lisse, se régénère. La pigmentation commence à apparaître au bout d’un mois et ne doit en aucun cas être stimulée, bien au contraire, par l’exposition au soleil, au risque de voir apparaître une hyperpigmentation.

Un maquillage adapté et une protection solaire sont préconisés à partir du 10ème jour pour camoufler un érythème d’intensité variable (aspect rouge ou rosé de la peau traitée pendant 1 à 2 mois, voire davantage ce qui ne constitue pas une complication, mais une suite normale).

La peau peut être inconfortable, sèche, fragile, irritable, intolérante aux produits de beauté habituels pendant plusieurs semaines. Des rashs avec rougeurs et chaleurs peuvent survenir pendant quelques mois.

En ce qui concerne l’exposition au soleil, une éviction est conseillée pendant 6 mois, ainsi qu’une protection par crèmes écran total.

Un traitement général (antalgique, anti-inflammatoire, antibiotique, anti-herpétique, anti-prurigineux) est souvent prescrit, par votre chirurgien, parallèlement aux soins locaux. Cette période de suites est parfois difficile, sur le plan psychologique, pour le patient : votre praticien est présent pour vous aider et vous conseiller à l’occasion des consultations qui suivent l’acte et qui sont nécessaires pour bien conduire la cicatrisation. Il ne faut pas hésiter à l’appeler ou à revenir consulter pour résoudre tout cas d’espèce.

RÉSULTAT

Au bout de plusieurs mois, le résultat final montre une peau plus lisse, ayant bénéficié d’un effet tenseur, avec un épiderme d’épaisseur normale.

Le but de cette intervention est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner entière satisfaction.

COMPLICATIONS D’UNE DERMABRASION

Une dermabrasion, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en constitue pas moins une agression cutanée, épidermique et dermique, ce qui implique les risques liés à tout acte médico-chirurgical.

Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une dermabrasion réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité de ces interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont pleinement satisfait (e)s de leur résultat.

Pour autant et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :

  • Infection microbienne,
  • Poussée d’acné,
  • Grains de milium (petits kystes blancs),
  • Hyperpigmentation (surtout sur les peaux foncées), précoce et presque toujours transitoire, elle est souvent le fait d’une exposition prématurée au soleil.
  • Hypopigmentation, souvent définitive, apparaît plus rarement et plus tardivement.
  • Rougeurs persistantes,
  • Troubles de la cicatrisation et cicatrices hypertrophiques sont possibles mais rares. Ils témoignent d’une destruction trop profonde, d’un grattage, d’un non-respect de la fragile réépidermisation du début de la cicatrisation, d’une infection mal ou tardivement traitée.
  • Allergie : les produits utilisés pour la désinfection de la peau ou pour les soins peuvent aussi provoquer une allergie ; il est donc important de considérer toutes les allergies que le patient a eues au cours de sa vie.
  • Douleur durant les premiers jours, sensation diffuse de chaleur ou de brûlure au niveau de la zone traitée. Une prescription d’antalgiques sera faite par le médecin.
  • Insuffisance de résultat, surtout du fait de l’importance du défaut à corriger : dans ces cas, votre chirurgien vous avertira de l’intérêt d’un nouveau traitement après un délai d’un an minimum